Entretien avec Chloé Robichaud

Entretien avec Chloé Robichaud

En 2016, la réalisatrice Chloé Robichaud a présenté son film Pays, qui sera projeté le 13 avril dans le cadre de la soirée d’ouverture à La Genette Verte.

De sa filmographie, le festival est aussi également très heureux de présenter ses films présentés au prestigieux festival de Cannes : son court métrage Chef de meute et Sarah préfère la course le dimanche 16 avril.

Mais qui est Chloé Robichaud? Jeune réalisatrice québécoise née dans la ville de Québec, elle a toujours été attirée par le cinéma. Elle poursuit donc ses études en cinéma à l’Université Concordia et, en parallèle, elle s’implique dans des Kino cabarets à Montréal. C’est aussi à travers le cinéma américain des années 70 que Chloé a découvert le cinéma, et surtout grâce à son père :

Chez mes parents, il y a toujours eu un amour de l’image. Mon père travaille en publicité, il crée des concepts et parfois les réalise. Il m’amenait sur des plateaux de tournage alors que j’étais encore toute petite. J’ai toujours été curieuse de comprendre le fonctionnement d’une caméra. Par ailleurs, mon père est un grand cinéphile. Il m’a introduite aux grands classiques américains des années 70. Ce sont ces films qui ont constitué ma première éducation en cinéma. 

Au sujet de son premier court métrage Chef de meute (2012) et de sa sélection pour le festival de Cannes, Chloé avoue que l’idée du tournage et le résultat plutôt comique de ce film a été fait très rapidement.

J’avais eu l’idée de Chef de meute en m’inspirant de ma vie avec mon chien. J’ai extrapolé et c’est devenu bien plus drôle. Je trouvais ainsi intéressant de me plonger dans l’aspect plus comédie de mon écriture. Tout le film a été fait de façon très artisanale, en 3 jours, avec des amis. Je voyais le dead-line de Cannes qui arrivait, je leur ai envoyé sans penser à être sélectionnée mais je trouvais bien que les sélectionneurs du festival le voient. Et le film a été pris en compétition.

En ce qui concerne Sarah préfère la course, son premier long métrage de fiction, Chloé explique avoir longtemps eut ce personnage de Sarah en tête. C’est lors de ses études qu’elle a finalement mis le tout sur papier, créant les personnages autour, élaborant les détails et créer un scénario complet. Quelque part, c’est un personnage qui lui ressemble, tout autant qu’elle s’en éloigne. Un film plus personnel peut-être, pense-t-elle, mais sans être nécessairement le portrait d’elle-même. Elle partage avec le personnage de Sarah une obsession particulière, mais pas pour la course : plutôt pour le cinéma.

Le cinéma a toujours été une obsession. Il n’y a jamais eu de plan B. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être réalisatrice dans ma tête. Dès que j’ai compris que réalisateur était un métier, j’ai instantanément voulu que ce soit le mien. Pendant mes études, tout s’enlignait autour du cinéma, ma vie était faite pour ça. Maintenant que j’ai réalisé Sarah préfère la course, j’ai l’impression que je me suis libérée de cette obsession… Je vais être toujours obsédée par le cinéma, ce n’est pas ce que je veux dire, mais j’ai réussi à faire de la place pour autre chose dans ma vie.

Découvrez l’entièreté de l’entretien ici et venez rencontrer Chloé Robichaud lors du festival en assistant aux projections où elle sera présente.
Merci à la revue Répliques qui nous a fournie l’entièreté de cette entrevue.

Entretien réalisé par Morgan Pokée et Nicolas Thévenin 

en décembre 2013 via Skype, 

et publié dans Répliques n°3 (Hiver 2014)

 

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